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Peintures de paysages – Les équilibristes pour une bon-sens fiction

Cette histoire n’est pas de la science-fiction, c’est une bon sens-fiction.

Dans le courant du 21 ème siècle, face aux déséquilibres, d’irréductibles équilibristes réactivent des équilibres. Animés par un profond désir de symbiose avec la nature ils rétablissent un merveilleux dialogue entre l’humanité et ses milieux ambiants, entre science et bon sens, entre tradition et modernité, entre technologies et processus naturels. Une quête de bonheur pour tous a supplanté le profit de quelques-uns. Se souvenant que humanité, humus et humilité ont une racine commune, ils réenchantent les milieux naturels, renouent en bonne intelligence avec les éléments qui autrefois ont constitué les étoiles : le sol, les océans, l’air, le soleil, le vent, le vivant. Tirant parti des solidarités empathiques qui existent dans la nature depuis la nuit des temps, ils réinventent avec optimisme une manière sobre, romantique et érotique d’habiter le monde.

Ils ont gardé à l’esprit cette citation du jardinier Gilles Clément : « La planète entière est un jardin, un éden à projeter plutôt qu’à en déplorer la perte. Il reste en friche jusqu’en ses formes tierces. Rien n’est perdu. »

Native
Elle avait la peau marquée par le soleil. Tout comme ce paysage face à
nous. Lui qui avait été formé par des temps millénaires.
Elle, comme ses ancêtres, portait un regard sur cette nature si profond qu’il
semblait définitivement en faire partie.
Observant cet horizon d’une sublime violence, elle m’a dit avec une
douceur infinie : « C’est vrai qu’ici, il y a une atmosphère particulière. »

Termitière
« Tu vois cette tour, elle discute. Elle discute avec le vent. Elle discute avec
le soleil. Elle discute avec la pluie. Elle s’entend bien avec eux. C’est par
ce dialogue complice avec les éléments qu’elle régule son environnement
intérieur, tout en offrant une grande variété d’ambiances climatiques.
Il paraît que les gens qui y vivent l’habitent différemment selon les saisons.
Ils seraient finalement devenus nomades au sein de leur propre habitat.
Les architectes de ce bâtiment prétendent qu’ils n’ont rien inventé, mais
qu’ils ont juste traduit une technologie élaborée par la nature il y a fort
longtemps, une technologie mise au point par les termites.»

Éromantisme
Éromantisme c’est deux mots l’un dans l’autre : érotisme et romantisme.
Ce couple dans la savane, fait une pause à l’arrière d’un véhicule hybride,
la rencontre entre un avion de chasse et un char à voile.
Au souffle du vent, ils ont bien roulé.
Dans le silence et les tendres secousses.
Il lui souffle à l’oreille qu‘elle aussi, elle est bien roulée.
Dans le silence et les tendres secousses.
L’un dans l’autre, ils ont gardé à l’esprit que la plus belle chose au monde,
c’est de faire l’amour.

Humus
Dans cette région bien connue pour ses techniques de pointe en
permaculture, la cité s’organise en une multitude d’unités verticales. Offrant
une empreinte au sol minimale, de grandes tours accueillent habitations,
bureaux, et autres jardins suspendus.
Au premier plan, Gérard et sa grelinette 2.0. Une grelinette, outil de jardin
inventé dans les années 60, c’est une griffe permettant d’aérer son sol sans
le retourner, préservant ainsi son écosystème, le complexe argilo-humique,
les vers de terre, les champignons, les bactéries, bref, ce qui donne au sol
sa consistance et sa richesse. Gérard fait partie de ces jardiniers qui n’ont
jamais labouré.
Il est en train de télécharger les données récoltées par cette grelinette
augmentée. Quotidiennement, elle aère le sol de manière chirurgicale en
détectant le moindre ver de terre, sème des fèves pour fixer l’azote dans
le sol, libère des phéromones pour attirer les coccinelles et lutter contre
les pucerons, sème des œillets d’Inde lorsque les choux et les tomates
demandent protection.
Cette machine n’aide pas simplement Gérard à augmenter la qualité
nutritive et le rendement de sa production, en observant finement son
milieu ambiant elle enrichit également notre connaissance des processus
naturels et des solidarités empathiques qui existent dans la nature.

Super-crevette
Jacques vient de marquer une pause pour admirer cette ville, dont on
ne perçoit que la partie émergée. Sous l’eau, un immense laboratoire
mobile dédié à l’étude des écosystèmes sous-marins. Au fond, c’est là
que se trouvent des sources infinies d’innovations en termes de santé ou
d’avancement technologique.
Il paraît qu’ici, on étudie notamment la crevette-mante, appelée aussi
Super-crevette. En frappant avec son appendice à la vitesse d’une balle de
fusil d’assaut, cette crevette est capable de casser un coquillage, ou la vitre
d’un aquarium, d’assommer un crabe à distance, tout en vaporisant l’eau.
Jacques a entendu dire que l’énergie alimentant cette cité, mais également
sa moto, est le résultat des études bio-mimétiques réalisées sur Super-
crevette. 

Caravelle
Sur l’eau,
venant de jeter l’ancre, une caravelle augmentée, une caravelle 2.0.
Ce navire navigue à l’ancienne, grâce au vent, mais avec le support d’une
intelligence artificielle optimisée pour la navigation, qui intègre et traite
en temps réel toutes les données liées à l’itinéraire et aux conditions
météorologiques.
Dans le ciel,
un dirigeable gros porteur. Ce mode de mobilité a été redécouvert et
réinventé car lui aussi présente un faible impact écologique. En effet, à
service égal, il émet seulement 10% des émissions de CO2 émises par un
avion.
Sur terre,
une ville côtière, qui se présente comme un tissage continu et complice avec la nature. 
À densités égales, cité et naturalité dialoguent en symbiose.
Une grande tour jaillit, proposant une autre façon d’habiter, une autre
relation à l’horizon, tout en offrant un phare dans le paysage.

CaravelleSur l’eau,venant de jeter l’ancre, une caravelle augmentée, une caravelle 2.0.Ce navire navigue à l’ancienne, grâce au vent, mais avec le support d’uneintelligence artificielle optimisée pour la navigation, qui intègre et traiteen temps réel toutes les données liées à l’itinéraire et aux conditionsmétéorologiques.Dans le ciel,un dirigeable gros porteur. Ce mode de mobilité a été redécouvert etréinventé car lui aussi présente un faible impact écologique. En effet, àservice égal, il émet seulement 10% des émissions de CO2 émises par unavion.Sur terre,une ville côtière, qui se présente comme un tissage continu et complice avec la nature. À densités égales, cité et naturalité dialoguent en symbiose.Une grande tour jaillit, proposant une autre façon d’habiter, une autrerelation à l’horizon, tout en offrant un phare dans le paysage.